OIBT : rapport annuel 2010 de l'ESTI
Dénonciations plus nombreuses à cause d'installations effectuées sans autorisation.
Le rapport annuel, édité depuis 2007, renferme également, pour la première fois, des données concernant les activités de l’Inspection fédérale des installations à courant fort ESTI relatives à l’exécution du contrôle périodique des installations.
Les tâches de l'ESTI dans le domaine des installations électriques à basse tension comprennent entre autres l'octroi d'autorisations générales d'installer, d'autorisations temporaires ainsi que d'autorisations de contrôler. Fin 2010, il existait 4945 (année précédente 4742) autorisations générales d'installer, 32 (36) autorisations temporaires et 2702 (2688) autorisations de contrôler. L'ESTI a consacré plusieurs centaines d'heures à la surveillance et au contrôle en rapport avec les autorisations générales d'installer et les autorisations temporaires. En outre, 371 (339) titulaires d'une autorisation de contrôler ont été inspectés. Par la suite, l'ESTI a déposé auprès de l'Office fédéral de l'énergie OFEN 253 (147) dénonciations pour infractions à l'ordonnance sur les installations électriques à basse tension (OIBT). Dans un cas (2), l'ESTI a dû révoquer l'autorisation générale d'installer. 2676 cas ont été transmis par des exploitants de réseaux à l'ESTI pour exécution du contrôle périodique des installations.
Autorisations de contrôlerAu 31 décembre 2010, 1061 personnes physiques et 1641 personnes morales possédaient une autorisation de contrôler.
L'ordre a été donné aux titulaires d'une autorisation de remédier aux éfauts. Quand la situation l'exigeait, l'ESTI a effectué un contrôle ultérieur. Autorisations générales d'installer - Nombre d'autorisations et système de surveillanceAu 31 décembre 2010, 890 personnes physiques et 4055 entreprises possédaient une autorisation générale d'installer. Il n'y a pas de contrôle régulier des titulaires d'une autorisation concernant la conformité à la loi. Après contrôle des conditions d'autorisation et octroi de l'autorisation par l'ESTI, le titulaire est lui-même responsable du respect des dispositions légales. Mais l'ESTI doit intervenir s'il existe des indices d'une pratique violant les règles, soit sur la base de ses propres constatations, soit sur la base d'informations de tierces personnes (exploitants de réseaux, organes de contrôle indépendants et organismes d'inspection accrédités, concurrents, propriétaires d'installations électriques, etc.).
DénonciationsEn rapport avec les activités relatives aux autorisations générales d'installer et autorisations de contrôler, il y a eu 253 (147) dénonciations à l'OFEN pour violations de l'OIBT (travaux d'installation sans autorisation, contrôles sans autorisation, manquements à ses obligations d'un titulaire d'une autorisation).
Dénonciations pour travaux d'installation sans autorisation (art. 42, let. a OIBT)Il y a eu 182 (74) dénonciations. 61 dénonciations concernaient des résidents, 121 des personnes ou entreprises domiciliées resp. avec siège social dans un pays de l'UE. |
Dénonciations pour contrôles sans autorisation (art. 42, let. b OIBT)Il y a eu 5 (4) dénonciations. Une dénonciation concernait une entreprise avec siège social dans un pays de l'UE. Dénonciations pour manquements à ses obligations d'un titulaire d'une autorisation (art. 42, let. c OIBT)Contrevient à ses obligations au sens de l'art. 42, let. c OIBT toute personne qui notamment néglige d'effectuer les contrôles prescrits ou les effectue de façon gravement incorrecte ou remet au propriétaire des installations électriques qui présentent des défauts dangereux. Révocation de l'autorisation générale d'installerDans un cas, l'autorisation générale d'installer a dû être révoquée parce que le responsable technique n'effectuait pas de surveillance technique efficace sur les travaux d'installation.
Autorisations temporairesAu 31 décembre 2010, 32 entreprises possédaient une autorisation temporaire. Aussi longtemps que l'entreprise possède une autorisation temporaire, l'ESTI doit particulièrement surveiller les travaux d'installation de l'entreprise. A chaque fois, l'entreprise elle-même est inspectée (organisation, équipement, etc.) ainsi qu'au moins un travail d'installation en cours. Pour cette tâche, un peu plus de 100 heures ont été nécessaires.
Occupation à temps partiel du responsable techniqueUne entreprise d'installation électrique a le droit d'occuper le responsable technique à temps partiel sous certaines conditions. Le taux d'occupation doit être d'au moins 20 pour cent (voir art. 9, al. 3 OIBT). Parce que, l'expérience l'a prouvé, ces temps partiels renferment en eux-mêmes un certain potentiel d'abus (mot-clé : « surveillance à partir du bureau »), l'ESTI a effectué un contrôle sporadique dans plusieurs entreprises occupant le responsable technique à 20 pour cent pour vérifier si le titulaire d'une autorisation respectait les exigences de l'ordonnance. Les insuffisances suivantes ont été constatées (non quantifiées) :
L'ESTI a donné l'ordre aux titulaires d'une autorisation de remédier aux insuffisances constatées. Dans les cas où une violation passible d'une sanction en vertu de l'OIBT était constatée, une dénonciation a été faite à l'OFEN. |
Exécution du contrôle périodique des installationsEn vertu de l'art. 36, al. 1 OIBT, six mois au moins avant l'expiration d'une période de contrôle, les exploitants de réseaux invitent par écrit les propriétaires des installations qu'ils alimentent à présenter un rapport de sécurité selon l'article 37 avant la fin de la période de contrôle. L'ESTI a reçu d'exploitants de réseaux 2676 cas pour l'exécution du contrôle périodique. L'Inspection a envoyé un avertissement à 3613 propriétaires retardataires (cas de l'année 2009 inclus), pris 659 décisions soumises à émoluments, transmis à l'OFEN 51 dénonciations pour non-respect de la décision, a menacé de 51 décisions d'exécution soumises à émoluments et rendu 15 décisions de ce type. Analyse et aperçuL'ESTI a inspecté de 2007 à fin 2010 tout juste 1500 titulaires d'une autorisation de contrôler. L'expérience jusqu'ici montre que les contrôles sont nécessaires et importants. Ils vont donc être continués selon le programme.
Depuis 2008, l'EPI non complet arrive en tête du « hit-parade » des insuffisances constatées. Mais on peut partir du fait que la fréquence de cette insuffsance va diminuer. A partir de mi-mai 2011, débute sous l'égide de la Suva la campagne « Sécurité dans l'utilisation de l'électricité » qui s'adresse aux entreprises d'alimentation électriques, aux installateurs et contrôleurs électriciens ainsi qu'à l'industrie et au commerce. Une des priorités de cette campagne sera l'EPI. En outre, il faut s'attendre à ce que le nombre de cas pour exécution du contrôle périodique des installations transmis à l'ESTI par les exploitants de réseaux augmente légèrement. De plus, l'ESTI continuera à remplir sérieusement ses tâches de contrôle et de surveillance dans le cadre de l'OIBT. Dario Marty, ingénieur en chef |

